Fedor Holz et la retraite : « Je bosse sur ma start-up » | News poker, info poker, en un clic


Fedor Holz et la retraite : « Je bosse sur ma start-up »

Depuis qu’il a pris sa « retraite » il y a près d’un an, Fedor Holz a remporté plus de 2 millions de dollars dans des tournois high stakes.Malgré cette contradiction évidente, Holz assure qu’il joue beaucoup moins qu’avant et qu’il se consacre principalement à sa start-up, une appli de coaching mental appelée Primed Mind. Cependant, le jeune talent allemand joue encore au poker. Au mois de mai il a d'ailleurs terminé deuxième d’un tournoi de PLO à 2 100 $ très relevé à l’occasion des SCOOP, bien qu’il soit plutôt un spécialiste du No-Limit Hold’em. Il s’est également rendu à Vegas pour participer au Super High Roller Bowl à 300 000 $ de l’Aria. Nous l’avions retrouvé à Las Vegas pour évoquer avec lui sa retraite et à quoi ressemble sa vie ces derniers temps. Comment se passe cette « retraite » ? On dirait que tu joues encore beaucoup au poker... Je ne joue vraiment pas tant que ça. Je dois jouer 5 % de ce que je jouais avant. J’étais un vrai grinder. Est-ce que ça te convient ? Jouer au poker toute la journée ne te manque pas ? J’ai fait ce choix parce que j’ai voulu diminuer les choses qui me demandaient trop d’énergie. Maintenant je me concentre sur les choses que j’aime vraiment. À quoi ressemble ton quotidien ? Un jeune retraité qui ne l'est pas vraiment. L’entreprise que j’ai créée l’année dernière, Primed Mind me demande beaucoup de temps. J’essaye de construire une véritable infrastructure et de faire des trucs sympas. Peux-tu nous parler du concept de Primed Mind ? Comment t’es-tu impliqué dans le projet ? En gros, c’est une appli de coaching mental en immersion avec Elliott Roe. Il est assez connu dans le monde du poker en tant que coach. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ses séances de coaching individuel, c’est pour ça que j’ai eu envie de créer des sessions de 10 minutes adaptées à diverses situations, que ce soit le poker, le sport ou la vie quotidienne. Est-ce que le coaching mental t’a toujours intéressé ? J’aime juste l’idée de diffuser des contenus qui m’apportent quelque chose. Je trouve qu’il fait du super boulot, mais qu’il était trop méconnu. Il ne faisait que du coaching individuel, moi je voulais trouver un moyen de partager ça avec les gens. Dans quels domaines peut-on utiliser cela, outre le poker ? On se concentre beaucoup sur l’eSport. Personnellement, je m’en sers dans ma vie quotidienne. L’idée c’est d’arriver à tirer le maximum de chaque jour. Par exemple, essayer d’être dans le moment présent et d’apprécier ce qu’on est en train de faire. Éviter les distractions. C’est vraiment le gros point fort de ce concept selon moi. Quels sont tes projets pour l’été ? Est-ce qu’on te verra un peu du côté des WSOP ? Je vais rentrer chez moi pour bosser sur la start-up. Mais je ferai sûrement l’aller-retour pour le Main Event. Est-ce que la vie d’entrepreneur ressemble à celle de joueur de poker ? Qui ne voudrait pas l'esprit de Fedor ? Il y a pas mal de points communs, mais aussi quelques grosses différences. L’environnement en général est très différent. Mais d’un autre côté, il faut bosser continuellement, comme au poker. Il faut penser à énormément de facteurs à la fois. Est-ce que ça te plaît ? J’adore ça. C’est aussi ce qui me plaît dans le poker. Il y a tellement d’informations, presque trop, et il faut savoir les décortiquer pour trouver celles qui en valent la peine. Celles qui sont importantes. Que penses-tu du Super High Roller Bowl ? Si j'y participe c’est parce que c’est génial. La structure, le buy-in, les joueurs. C’est top. Tu n’as pas beaucoup apprécié le système de loterie qui a été utilisé cette année. Peux-tu nous en dire un peu plus ? Mes mots ont sonné plus négatifs que ce que je pensais. C’est Twitter, c’est comme ça. Tout y est toujours amplifié. Disons que je trouve qu’il aurait mieux valu choisir les joueurs que faire une sorte de tirage au sort. Ça évite d’être doublement déçu. Surtout que ce n’est pas à sens unique. Ils nous donnent quelque chose, on fait la même chose. C’est nous qui assurons la promotion de ce tournoi. Si on n'y participait pas, ça ne marcherait pas. Et puis on leur donne 300 000 $, ce qui n’est pas rien. Le système de loterie n’est pas si horrible, mais je pense qu’ils auraient pu mieux le mettre en place. ► A lire aussi : Damien Steel : « Le poker est un outil parfait pour les start-ups »Visiter fr.pokerlistings.com...

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Publié Par: Poker Listings - Saturday, 17 June